Recherche des derniers corps des victimes du crash au Venezuela

Publié le par UFO


LES ACCIDENTS AÉRIENS
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CARACAS (Reuters) - Les enquêteurs vénézuéliens sont à pied d'oeuvre pour récupérer les derniers corps de victimes dans le fuselage du MD-82 qui s'est écrasé mardi alors qu'il assurait la liaison entre Panama et la Martinique.

Les 160 occupants de l'appareils - 152 Français de Martinique et huit membres d'équipage colombiens - ont péri dans le crash, survenu dans la Sierra de Perija dans l'ouest du Venezuela.

Les deux boîtes noires de l'appareil ont été retrouvées, a dit un porte-parole des secours. Manuel Rodriguez a précisé que les experts vénézuéliens et colombiens allaient décrypter ensemble les enregistreurs des données de vol et des voix des pilotes.

Sur place, dans la boue, les enquêteurs ont recours à des outils pour percer le métal de la carlingue et à des scies pour abattre des arbres. "Je ne peux pas dire combien de corps ont été retirés parce que ce que nous récupérons, ce sont des lambeaux de corps", a dit à Reuters le colonel Antonio Rivero, chef des services de protection civile vénézuéliens.

Selon lui, toutefois, plus de 90% des restes humains ont été acheminés vers des morgues de Maracaïbo, où les autorités ont à relever la tâche difficile de l'identification.

Trois responsables français ont été dépêchés à Maracaïbo et quatre diplomates et un psychiatre devraient arriver ultérieurement pour préparer la venue au Venezuela de plus de 200 membres des familles martiniquaises désireuses d'identifier leurs proches.

Le ministère français de l'Intérieur a dépêché une équipe de 15 spécialistes en Martinique et une autre équipe de quatre personnes s'est rendue directement au Venezuela, ont déclaré les autorités.

Le Quai d'Orsay a annoncé mercredi soir que le ministre des Affaires étrangères français Philippe Douste-Blazy se rendrait "si possible" samedi au Venezuela pour soutenir les familles des Français de Martinique qui ont péri dans la catastrophe. "Le ministre se rendra si possible dès samedi à Maracaïbo", a-t-on précisé.

Cet accident, le plus meurtrier en termes de victimes françaises dans l'histoire du transport aérien, a pris l'ampleur d'une tragédie à l'échelle de la Martinique, une île de 395.000 habitants où presque tout le monde se connaît.

PETITE COMPAGNIE RÉCEMMENT SANCTIONNÉE

"Nous sommes un tout petit pays. Un tel accident n'était pas arrivé depuis très longtemps", a déclaré au Monde Alfred Marie-Jeanne, député et président du conseil régional de la Martinique.

"La priorité pour le moment, c'est le soutien aux familles des victimes" notamment pour assurer "à celles qui le souhaitent un déplacement au Venezuela", a déclaré Philippe Douste-Blazy.

Il a prévenu que le processus d'identification risquait d'être "difficile et de prendre du temps" en raison de la violence du choc.

L'émotion a été particulièrement vive mardi quand un député a fait une lecture publique de la liste des victimes à l'aéroport du Lamentin, à la Martinique.

Une réunion interministérielle de crise s'est déroulée mercredi matin au Quai d'Orsay, en présence de responsables des ministères de la Défense, de l'Intérieur et de l'Outre-Mer.

Jacques Chirac a téléphoné mardi soir au président vénézuélien Hugo Chavez pour lui demander "de faire le maximum pour que l'on sache ce qui s'est passé".

L'appareil colombien, à destination de Fort-de-France, avait apparemment signalé des problèmes de réacteurs et s'était dérouté vers un aéroport vénézuélien. Il s'est écrasé sur une exploitation d'élevage de l'ouest du Venezuela, près de la frontière colombienne.

L'avion appartenait à une petite compagnie qui avait été récemment sanctionnée pour violation des règles de sécurité. Mais il avait été récemment contrôlé tant à Bogota qu'en Martinique.

A Fort-de-France, le procureur général de la Cour d'appel, Gérard Loubens, a ouvert une enquête en flagrance confiée notamment à la gendarmerie des transports aériens.


Source : Yahoo! Actualités


 

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