La décision du Dakota du Sud d'interdire l'avortement met les républicains en difficulté

Publié le par UFO

Le droit à l'avortement est-il menacé ? Le mouvement pro-choice (favorable à l'interruption volontaire de grossesse, IVG) américain a lancé un ordre de mobilisation générale après la décision de l'Etat du Dakota du Sud d'interdire l'IVG. La loi a été signée, mardi 7 mars, par le gouverneur de l'Etat. Elle prévoit qu'aucun avortement ne pourra avoir lieu dans cet Etat après le 1er juillet, sauf si la vie de la mère est en jeu.

La loi n'a cependant aucune chance d'entrer prochainement en vigueur. Le Planning familial, qui gère l'unique clinique pratiquant des avortements dans cet Etat - l'un des moins peuplés du pays avec 780 000 habitants -, a annoncé son intention de déposer un recours en justice. Selon toute vraisemblance, le texte sera annulé par le tribunal, d'autant qu'il ne compte pas les dispositions dont la Cour suprême a déjà souligné l'importance : une exception dans les cas d'inceste ou de viol.

La droite chrétienne locale, qui a mené le combat, ne cache pas qu'elle espère voir remonter l'affaire jusqu'à la Cour suprême, espérant être à l'origine du renversement de la décision qui a abouti à autoriser l'avortement en 1973 (affaire "Roe versus Wade").

Quelque 800 avortements sont pratiqués chaque année dans le Dakota du Sud. Au niveau judiciaire, l'affaire va durer des années. Au niveau politique, les enjeux ne sont pas minces. Les démocrates comptent bien utiliser un thème qui divise le Parti républicain, et leurs stratèges songent déjà aux campagnes qu'ils vont mener en direction des femmes des banlieues aisées qui ont voté pour le président George Bush en 2004.

Pour le politologue Charles Cook, si l'arrêt légalisant l'avortement était renversé par la Cour, "ce serait dévastateur pour le Parti républicain", deux générations d'Américaines ayant grandi avec l'idée que l'avortement est un droit. Les opposants à l'avortement n'ont eux-mêmes pas tous été emballés par l'initiative de la législature du Dakota du Sud.

Certes, deux nouveaux juges conservateurs sont entrés à la Cour suprême depuis quelques mois. Mais il manque une troisième voix pour emporter la majorité et ils préféreraient attendre le retrait du doyen de la Cour, le juge John Paul Stevens, 85 ans, avant d'engager la bataille.



Source : LeMonde.fr

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llh 09/03/2006 23:32

les pro choice sont dingues ! vive l'avortement !

No 09/03/2006 12:04

Encore un pas de plus vers les Etats catholiques unis d'Amerique.
il est etrange de constate comme les idees des integristes de tout bords se ressembles, et que la seul chose pour laquelle ils se battent c'est pour savoir qui doit decider pour les autres.
Le droit des femmes a dispose de leur corps ne doit pas etre remis en cause.Ces femmes qui decide d'avorter ont souvent de bonnes raisons et c'est leur vie qui est en jeu pas seulement celle de l'embryon.Le respect de la vie passe par le respect des gens vivants.